News

EXPERTISE PRODUITS REGLEMENTES

Personnel habilité et formé pour toutes vos expéditions de "marchandises dangereuses" - Fabricant caisses 4DV

En savoir +

Peinetti Moirans (38)

Site reconnu pour être au plus proche des acteurs économiques du bassin grenoblois.
Le site de Moirans tout comme le siège à Meyzieu propose des services tels que Emballage, Caisserie industrielle, Stockage....


En savoir +

NOTRE FLOTTE VEHICULE INTEGREE

Du plus petit au plus grand... Une réactivité hors du commun. Tous vos emballages en 24 HEURES...

En savoir +

EMBALLAGES SPECIFIQUES

Fourniture avec ou sans mise en oeuvre d'emballages spéciaux

En savoir +

Les bases de l'emballage industriel

Mise à jour 2008

1 - PREAMBULE


Je vais vous donner les informations nécessaires et suffisantes pour mieux comprendre les différentes contraintes que peut subir un matériel lors de son expédition soit en Europe (par camions), soit à l'étranger très lointain (par voie aérienne ou par voie maritime).

Certains paramètres liés aux commandes clients et aux expéditions sur sites justifient le choix d'un bon emballage adéquat et normalisé, conçu par des emballeurs professionnels, pour protéger le matériel pendant les ruptures de charge en cours de transport et durant les longs stockages.

Nous allons examiner en détail le cahier des charges SEI élaboré par le bureau technique du Syndicat des Emballeurs Industriels (BTEI) et découvrir ensemble ce qu'est un emballage normalisé. Il existe différentes catégories d'emballage.

Nous verrons également les produits annexes à l'emballage que nous utilisons tous les jours. Nous traiterons également des relations étroites entre l'emballage et le transport, entre l'emballage et les conteneurs.

Puis, nous terminerons par de petits exercices très simples, pour mieux vous faire comprendre les données de l'emballage industriel.



2 - PRESENTATION DE PEINETTI SA


Pour mieux situer les choses, je vais commencer par vous présenter notre entreprise :

Cette société a été créée, en 1956, par 2 frères émigrés Italiens, il y a plus de 45 ans maintenant. Ces 2 garçons PEINETTI sont issus d'une famille piémontaise qui comptait 9 enfants, et dont les parents exploitaient une fabrique de vêtements appelée " LE DANDY " à Villeurbanne. Tous les garçons avaient au départ appris le métier de tailleur (fabrication de vêtements). L'aîné des enfants, génial commerçant industriel, vendait les costumes à l'étranger et en même temps construisait des usines clefs en main dans tous les pays du monde (usines pour construire les pelles mécaniques, usines pour fabriquer des panneaux contre-plaqués, des usines textiles, des aciéries, des automobiles, constructions d'autoroutes, d'immeubles et complexes hôteliers entre autres.).
Les deux frères sont donc partis aider l'aîné à installer le matériel à l'étranger, et se sont rendu compte de l'état dans lequel arrivait le matériel et ou les costumes.

C'est alors que l'aîné eut l'idée de faire expédier les costumes fabriqués en France par l'entreprise familiale " Le DANDY " par voie maritime dans des caisses en bois. Les deux frères ont alors décidé de monter une affaire, pour fabriquer et emballer puis expédier les costumes au frère businessman.

Ils ont vendu une voiture, et avec l'argent récolté, ils ont pu acheter leur premier camion de planches et chevrons. Ensuite, l'un étant plus spécialisé dans la partie technique, et l'autre dans la partie commerciale, ils ont décidé de se diversifier, et d'aller chercher de nouveaux marchés. La génération suivante a pris la relève et c'est ainsi qu'en 45 ans, le personnel est passé de 2 à 120 personnes aujourd'hui, avec 4 activités dans le secteur de l'emballage d'expédition, regroupé au sein de PEINETTI - EMBALLAGES SA :

-Paletterie à CHAVANOZ (environ 12 personnes)
-Réparation de palettes à MEYZIEU (environ 18 personnes)
-Caisserie à MEYZIEU (environ 30 personnes)
-Logistique et emballage industriel à MEYZIEU (environ 60 personnes)

L'ensemble de ces activités a représenté lors du dernier exercice un chiffre d'affaires de 15 millions d'euros.



3- L'EMBALLAGE INDUSTRIEL


Tout cela pour vous dire que le mot " emballage d'expédition " regroupe plusieurs activités, toutes complémentaires, et que pour pouvoir réussir dans ce métier, comme dans beaucoup d'autres d'ailleurs il faut penser sans cesse à se diversifier, et apporter un maximum de services au client final.

D'ailleurs, si vous vous êtes déjà rendu au Salon de l'emballage et de la Manutention qui a lieu 1 année sur 2 à Lyon, vous pouvez voir que de nombreux métiers que nous n'exerçons d'ailleurs pas nous-mêmes sont représentés, c'est-à-dire les fabricants de machines d'emballage, les fabricants de papier, les fabricants de bouteilles, de flacons, de matériaux de calage de ficelle, de corde, de feuillard, etc.

Pourriez-vous donner une ou plusieurs définitions du mot :" EMBALLAGE " ?
Je me suis amusé à regarder dans le Petit Robert...
EMBALLAGE : Action d'emballer... EMBALLER : Mettre dans un emballage...

On peut dire que l'emballage, c'est l'art de protéger un matériel ou un produit quel qu'il soit, nécessairement et efficacement contre les chocs mécaniques ou les risques de corrosion ou d'oxydation, et, ou de vol qu'il peut encourir lors de son voyage. Il faut donc le maintenir dans un état-optimum de conservation lors de sa livraison au client destinataire.

C'est aussi un moyen de regroupement qui facilite le transport, la manutention ou le stockage. Ce peut être enfin un moyen de mettre en valeur un produit, voire une société.

Partant de là, quels sont les moyens mis à la disposition de l'expéditeur pour avoir toutes les garanties possibles quant à la bonne tenue et la bonne conservation du produit jusqu'à son arrivée chez le destinataire final ?

Ce qui nous intéresse, c'est surtout l'envoi de produits industriels, donc faire appel à un professionnel de l'emballage s'impose, tout comme faire appel à un professionnel du transport d'ailleurs. Il faut savoir qu'emballeur et transporteur sont les 2 derniers maillons de la chaîne de l'expédition et doivent résorber les retards de productions. Ce qui laisse présager parfois des conditions de travail très tendues pour tenir les délais d'embarquement et ne pas dépasser les impératifs et dates limites d'accréditifs. (Paiements financiers des expéditions à l'embarquement sur le navire)

Quel est donc le premier travail de l'emballeur avant toute opération d'emballage ?

Déterminer toutes les contraintes que va subir le produit à emballer,

À savoir :
-La destination finale d'expédition
-Le mode de transport choisi ou imposé par l'acheteur
-Les diverses ruptures de charges pendant le transport
-La durée de stockage sur site à l'arrivée demandée
-Les conditions de stockage avant le départ
-Les conditions de garanties SEI du dossier.
-Les conditions de réception de la marchandise sur site

Mais aussi, prendre connaissance, de la façon la plus parfaite possible, du produit ou des produits à emballer.

Pour cela, il faut évaluer :

-Le niveau de fragilité mécanique
-Le niveau de fragilité physico-chimique
-Le type de fabrication du matériel (matière)
-Le type de revêtement (peinture, inox, etc.)
-Les points éventuels d'appui ou de non-appui.
-Le centre de gravité.
-Les poids des matériels à emballer


Dès que nous sommes en possession de ces données, il convient alors de déterminer l'emballage le mieux adapté. Il faut savoir avant toute chose, que l'emballeur n'a pas le droit de se tromper, et qu'il doit réaliser l'emballage parfait tout de suite, du premier coup, et au moindre coût. C'est la différence essentielle entre un emballeur industriel et un gros consommateur d'emballages.

L'emballeur industriel doit trouver immédiatement la bonne protection, le bon calage, le bon matériau, et surtout faire vite et bien, ce qui n'est pas toujours très simple. Grâce à ce fait, il a aussi un rôle de conseil auprès de l'expéditeur.



4 - LES CATEGORIES SEI


Dès lors, comment doit-on procéder ?

Il existe un cahier des charges appelé SEI (Syndicat de l'Emballage Industriel) qui est le bréviaire de tous les emballeurs et de tous les exportateurs de biens d'équipement.

Vous avez en main un exemplaire d'un tableau énumérant toutes les catégories d'emballage habituellement utilisées. À chacune d'elles, correspondant un certain type de matériel, et éventuellement un certain mode de transport qui y est associé.

Énumérons toutes ces catégories. Elles sont appelées par des numéros 1, 2, 3, 4, 7 ou 8. Vous apercevez qu'il y a des trous : 5, 6. Ces numéros représentent des anciennes appellations de catégories, qui maintenant ont été baptisées autrement. Jusqu'en 92, les catégories s'étalaient de 1 à 7.

Depuis, le cahier des charges a changé. La catégorie 8 est apparue, mais pour ne pas créer de confusions avec les anciens numéros, celle-ci a été baptisée 8 au lieu de 5 ou 6, qui étaient restés vacants. Je vous expliquerais plus tard, à quoi correspondaient ces numéros.

Après ce numéro, il peut y avoir un indice sous forme de lettre : a, b, c ou d.

Après cet indice, il peut y avoir encore un chiffre, 1, 2, 3 ou 4.

Et après ce nouveau chiffre, il peut encore y avoir une lettre a, b, c ou d. Au premier abord, ce système peut paraître très compliqué. En fait, il est très simple, et surtout très logique.

Procédons dans l'ordre. Tout d'abord le premier chiffre. Il indique le type d'emballage utilisé. C'est ce que l'on verra au premier coup d'œil, c'est l'extérieur du colis.

Définition des types d’emballages par CATEGORIES : (SEILA)

Catégorie 1 : Berceaux et socles
Cette catégorie s'applique aux matériels hors gabarits par leurs dimensions, et dont l'absence de fragilité mécanique et physico-chimique n'exige pas une mise en caisses. Les matériels concernés par cette catégorie sont principalement des matériels chaudronnés, tours, colonnes, réacteurs tubes, etc.

Ce type d’emballage ne permet pas de gerber les colis les uns sur les autres et exige beaucoup de surface de stockage. Le matériel peut être vu de l’extérieur, donc sensible aux vols dans les lieux de stockage.

Catégorie 2 : Fardeaux ou palettes ou châssis.
Cette catégorie s'applique aussi à des matériels dont l'absence de fragilité mécanique ou physico-chimique n'exige pas une mise en caisse. Toutefois, la structure des produits concernés nécessite un regroupement. Le fardeau sera de préférence utilisé pour des pièces de grande longueur, dont la structure ne risque pas d'être endommagée durant les opérations de manutention usuelles. (Ex: tuyauteries droites, profilés, pièces de charpente, etc..). Les palettes seront davantage adaptées à des regroupements de matériels non sensibles à l'écrasement et de dimensions réduites.

Ce type d’emballage ne permet pas de gerber les fardeaux les uns sur les autres et exige beaucoup de surface de stockage. Le matériel peut être vu de l’extérieur, donc sensible aux vols dans les lieux de stockage.

Catégorie 3 : Caisses à claire-voie.
Cette catégorie intéresse les matériels chaudronnés dont la forme ou la fragilité interdisent la mise en fardeaux ou en berceaux. (Ex : tuyauterie, charpente, passerelles, garde-corps). Pour les expéditions continentales France, cette catégorie peut être utilisée avec une protection par housse parapluie indice b.

Ce type d’emballage permet le stockage et le transport avec un gerbage dynamique et statique. Le matériel peut être vu de l’extérieur, donc sensible aux vols dans les lieux de stockage.

Catégorie 4 : Caisse pleine.
Le matériel concerné par cette catégorie nécessite une protection mécanique ou une protection physico-chimique. Il peut s'agir de moteurs électriques, motoréducteurs, vannes, armoires de commande ou toute pièce métallique présentant des parties usinées sensibles et craignant la corrosion et les poussières.
Ce type d’emballage permet le stockage et le transport avec un gerbage dynamique et statique.
Ce type d’emballage prévient également les vols de matériels sur les ports ou en cours de chaîne logistique de transport.

Catégorie 7 : Tourets de câbles.
Cette catégorie ne concerne que les câbles. Aucune protection n'est à prévoir sur le matériel, sinon les embouts qui sont généralement protégés par le fournisseur.

Catégorie 8 : Produits dangereux.
Cette catégorie, comme son nom l'indique, concerne uniquement les marchandises classées " marchandises dangereuses ".



5 - LES INDICES DE PROTECTION


Maintenant, parlons des indices, voire d'absence d'indice. Cet indice indique la protection apportée au matériel emballé, à l'intérieur du colis.
Sans indice : Sans protection aucune.
Indice a : Protection de contact sur le matériel (pulvérisation d'un liquide antirouille, de graisse, pulvérisation d'un produit type P1, P2, P19, P20 sur les parties sensibles exemple, pose d'une toile grasse auto collante, etc.
P1 : Produit anticorrosif laissant après évaporation d'un solvant une pellicule bitumeuse. Son usage est réservé aux pièces métalliques n'ayant pas à être nettoyées avant utilisation.
P2 : Produit anticorrosif laissant après évaporation d'un solvant une pellicule grasse. Produit utilisé pour les pièces usinées. Ce produit doit être compatible avec la lubrification ultérieure, et peut être complété par un enveloppement de matériau anti-- graisse, genre toile imperméable. (Le P2 est la protection la plus courante utilisée par tous les emballeurs industriels. Pour les matériels nécessitant un autre type de protection, les fabricants de matériels procèdent généralement eux-mêmes à la protection.)
P19 : Produit anticorrosif laissant après évaporation d'un solvant une pellicule adhérente cireuse. Doit être éliminé à l'aide d'un solvant pétrolier avant utilisation du matériel.
P20 : Huile de protection anticorrosive ayant des propriétés inhibitrices en phase vapeur. Utilisée à l'intérieur de systèmes clos : carters d'engrenage, moteurs réservoirs ...
ATTENTION : Il convient avant d'appliquer tel ou tel produit sur le matériel de vérifier avant avec le fabriquant s'il n'y a pas de contre-indication particulière, ou d'incompatibilité avec les composants du produit à protéger.
Indice b : Pose autour du matériel d'un matériau anti-poussière ou anti-ruissellement. Ce peut être une housse étirable ou rétractable, ou une housse polyéthylène toute simple.
ATTENTION : la pose de cette housse n'empêche pas pour autant la protection de contact évoquée plus haut, mais vient en complément.
Indice c : Pose autour du matériel d'un matériau-barrière étanche. Il s'agit d'une toile thermo soudable (complexe aluminium polyéthylène) ou d'une housse polyéthylène qui enveloppe entièrement le produit à protéger. Cette housse est ensuite soudée avec une pince spéciale. Avant de fermer entièrement cette housse, il convient auparavant de répartir des sachets de déshydratants à l'intérieur de la housse qui seront là pour absorber l'humidité ambiante (voir le calcul plus loin), et d'aspirer l'air qui reste à l'intérieur. Nous n'arrivons jamais à réaliser un vide parfait à 100% , mais l'aspiration avant fermeture complète permet également de bien vérifier la bonne tenue des soudures.
Dans quel cas utilisera-t-on une housse thermo soudable plutôt qu'une housse polyéthylène ?
L'utilisation du polyéthylène est plus limitée que celle du complexe thermo soudable. En effet, un emballage sous housse PE ne pourra être garanti que 3 mois, et encore dans des conditions climatiques européennes. Pour une durée de garantie supérieure allant en standard à douze mois, il faut passer à une housse thermo soudable, ainsi que pour toutes autres conditions climatiques. L'utilisation du polyéthylène est moins coûteuse, mais est surtout utilisée pour des envois aériens, ou des expéditions continentales, donc avec un délai de garantie de 3 mois correspondant à une durée prévue de transport/stockage.
Indice d : Pose d'amortisseurs entre les parois internes de la caisse, et le matériel. Il existe plusieurs types d'amortisseurs (mousse, e, tendeurs, coussins, etc. ..)

Nous venons de voir le premier chiffre de la catégorie, et le premier indice. Que peuvent donc représenter les chiffres et les indices pouvant éventuellement suivre, exemple : catégorie 4 - d - 3 - c?
Pour bien comprendre le système de définitions des catégories, il faut savoir que la lecture de la classe d'emballage va de l'extérieur du colis vers l'intérieur.
Ce qui veut dire que si, après le premier chiffre et le premier indice, nous avons encore de la lecture, c'est que l'on va trouver encore des protections intérieures.



6 - DECOMPOSITION D'UNE CATEGORIE


Un exemple : catégorie 4 - d - 3 - c

Rappelez-vous, toujours de l'extérieur vers l'intérieur.

4 = Caisse pleine
d = Amortisseurs
3 = Caisse à claire-voie intérieure
c = Housse étanche + déshy

Pour prendre autant de précautions sur un emballage, le matériel doit en valoir la peine. C'est aussi un des aspects du problème. Le prix de l'emballage doit être en rapport avec le prix du produit à emballer. L'on estime généralement que le coût moyen d'un emballage maritime ou aérien doit être compris entre 3 et 5 % de la valeur du produit. Au-delà, c'est très difficilement vendable.

Pour choisir donc une catégorie 4 - d - 3 - c, le produit doit déjà craindre la rouille ou l’humidité (ex : avoir des parties électriques). Et pour utiliser des amortisseurs + une caisse claire-voie intérieure, il s'agit de matériel très fragile, genre matériel électronique très sensible.

Des catégories toutes simples sont également utilisées, par exemple CAT 3-a.

Il s'agit d'une caisse à claire-voie sans protection aucune directe sur le matériel. Ce qui veut dire que la caisse a un usage uniquement de regroupement pour simplifier les manutentions et le transport ou pour éviter les pertes ou le vol, mais que le matériel par lui-même ne craint ni les mauvaises conditions climatiques, ni les chocs. Il peut s'agir par exemple de pièces en fer, genre charpente métallique brute.



7 - LES DIMENSIONS INTERIEURES


Bon, maintenant, nous connaissons toutes les catégories d'emballage et tout ce qui concerne le produit, c'est-à-dire la destination, mode de transport, moyens de manutention, fragilité, etc.

Une fois la catégorie déterminée, il faut prévoir la fabrication de la caisse, car les emballeurs industriels réalisent toujours des emballages sur mesure ne servant généralement qu'une seule fois.

Une caisse, et vous en avez l'habitude dans le transport est déterminée par son colisage : longueur, largeur et hauteur (toujours dans ce sens longxlargxhaut). Les emballeurs comme les transporteurs indiquent généralement les 3 dimensions dans cet ordre en cm, contrairement à d'autres métiers qui ont besoin de davantage de précision, et qui parlent en mm.

En fonction du matériel à emballer, il convient donc de déterminer les dimensions intérieures de la caisse (ou dimensions utiles).

Il s'agit des dimensions maximales du produit plus l'emplacement prévu pour la protection et le calage (en général L +10cm l +10 cm h +10cm).

Il faut prévoir un calage souple et non rigide (par exemple éviter le boulonnage d'une machine sur le plancher). Ce calage doit être nécessaire et suffisant pour protéger le matériel, et absorber les chocs éventuels à la place du produit emballé.

Les matériaux de calage sont principalement du bois. Il faut donc, en déterminant les dimensions intérieures des caisses, imaginer la faisabilité du travail par une opération effectuée manuellement.



8- LE CALAGE


Par calage, nous entendons aussi bien l'immobilisation du matériel dans les 3 dimensions (longueur, largeur et hauteur), qu'une surélévation (matériel sur pied ou sur roues par exemple et qui ne doit pas reposer sur le fond car risque de casse).

L'immobilisation au sol est très importante, mais le calage en hauteur est primordial. En effet, il faut savoir qu'une caisse est manutentionnée plusieurs fois avant d'arriver chez le client final, et pas toujours dans des conditions optimum de sécurité. Elle peut être manutentionnée, soit par un appareil à fourches, et à ce moment-là, la conception du plateau est très importante soit par des élingues. Dans ce cas, la caisse va être étranglée par les câbles ou les sangles, et c'est alors que le calage au-dessus du matériel, et donc sous le couvercle prend toute son importance.

Le stockage des caisses est également important. Pendant le transport en camion ou en bateau, surtout à destination, car les caisses sont gerbées sur plusieurs hauteurs et la pression exercée sur les couvercles, notamment sur la caisse de dessous va être très importante.

Calages pour gerbage et manutentions :

La résistance demandée en gerbage dynamique (en cours de transport) est d’environ 1.5 g en gerbage maximum 1/1. La résistance en gerbage statique (phase stockage) est de deux caisses gerbées l’une sur l’autre (2/1).

Généralement, les caisses sont conçues pour pouvoir supporter 2 gerbages identiques en poids et en volume. En effet, si l'on gerbe sur un couvercle de 3 mètres par 2 mètres une caisse de 1 mètre par mètre pour un poids de 10 tonnes, il y a de très grandes probabilités pour que le couvercle de la caisse de dessous ne tienne pas le choc.

D’où les renforts de calage supérieurs, dits « calages d’écrasement » qui permettront à la fois le gerbage de caisses plus petites sur le couvercle, et les contraintes liées à l’écrasement latéral par élingues. En général, ces renforts sont en supplément du prix d’emballage standard, selon les contraintes imposées par les modes de transport et de gerbage sur les sites de destination et en particuliers selon les contraintes spécifiques liées aux affaires traitées.

Il existe des règles de gerbage, et en cas d'avarie constatée, un expert déterminera immédiatement si ces règles ont été appliquées ou non.

Calages spécifiques de surélévation ou supports de renforts pour le matériel sur pied ou sur roues par exemple et qui ne doit pas reposer sur le fond ou support de capots ou cadrages renfort d’armoires, pour éviter les risques de casse. Ces calages sont optionnels et facturés en plus du prix de la caisse.



9- LE TYPE DE CAISSE


Une fois les dimensions intérieures déterminées, il faut définir le matériau pour la fabrication de la caisse (carton, bois, OSB ou contreplaqué) en effet, le cahier des charges SEI ne détermine pas l'usage des matériaux suivant la catégorie d'emballage préconisée. Il faudra donc choisir et adapter en fonction des paramètres vus précédemment (destination, mode de transport).
En effet, pour un envoi par avion, la facturation du transport étant relative au poids du colis et à son volume, il conviendra d'utiliser un matériau moins volumineux et plus léger par exemple le carton ou la claire-voie pour des faibles volumes, ou le contreplaqué. Par contre, l'utilisation du bois est recommandée pour l'emballage de colis lourds, pour assurer les résistances nécessaires aux contraintes liées aux expéditions, mode de transport, stockages et destinations, car il représente une meilleure solidité.
De plus, certaines destinations imposent de traiter les bois entrant sur leurs territoires contre les parasites. Ceci peut influencer également le choix du matériau, sachant que certains contreplaqués sont déjà traités, mais nous reviendrons sur ce sujet plus tard.




10- LA PROTECTION


Passons à la protection maintenant :
passer un produit anti - corrosion ou pas, et lequel ?
La nature du matériel à emballer permettra de choisir le bon produit adapté.

RAPPEL :

P1 : Produit anticorrosif laissant après évaporation d'un solvant une pellicule bitumeuse. Son usage est réservé aux pièces métalliques n'ayant pas à être nettoyées avant utilisation.

P2 : Produit anticorrosif laissant après évaporation d'un solvant une pellicule grasse. Produit utilisé pour les pièces usinées. Ce produit doit être compatible avec la lubrification ultérieure, et peut être complété par un enveloppement de matériau anti-- graisse, genre toile imperméable. (Le P2 est la protection la plus courante utilisée par tous les emballeurs industriels. Pour les matériels nécessitant un autre type de protection, les fabricants de matériels procèdent généralement eux-mêmes à la protection.)

P19 : Produit anticorrosif laissant après évaporation d'un solvant une pellicule adhérente cireuse. Doit être éliminé à l'aide d'un solvant pétrolier avant utilisation du matériel.

P20 : Huile de protection anticorrosive ayant des propriétés inhibitrices en phase vapeur. Utilisée à l'intérieur de systèmes clos : carters d'engrenage, moteurs réservoirs ...




11- HOUSSES ET DESHYDRATANTS


Selon les contraintes liées aux affaires à expédier, prévoir une housse polyéthylène anti-poussière ou parapluie, une protection anticorrosion avec un film VCI, ou bien le matériel nécessite-t-il une enveloppe étanche ?

Il faut bien choisir la protection adaptée.

Pour les stockages à destination dépassant 12 mois, il faut impérativement une housse étanche avec déshydratants, selon la nature du matériel à emballer. Pour une extension de durée de garantie SEI, on peut au départ opter pour une durée de 24 mois. A ce moment, on double quantité de déshydratant mise à l’intérieur de la housse.

En cas de prolongation de durée de stockage sur site à destination, il arrive que nous devions changer les housses et les déshydratants pour permettre une extension de garantie. Ces opérations sont rares et couteuses, mais parfois nécessaires.
Pour les transports CE dans la communauté européenne, la housse polyéthylène anti-poussière et parapluie ou la housse VCI sera suffisante.
Le VCI est un film polyéthylène imprégné d’un inhibiteur de corrosion en phase vapeur. Son action empêche la corrosion des métaux. On ne peut pas l’appliquer à des éléments électroniques, car il y a possibilité de problèmes électrostatiques.

Si la conclusion est la mise sous étanchéité du matériel, donc indice c, il faut maintenant procéder à d'autres calculs.
-Dimensions de la housse.
-Calcul de la quantité de déshydratant.

Sous l'influence des éléments climatiques, et de leur variation, la vapeur d'eau provoque
divers phénomènes tels que :
-Corrosion électrochimique
-Moisissure
-Hydrolyse de certains produits...

De plus il y a le problème des écarts de température entre le jour et la nuit bien sûr, mais aussi entre la région d'expédition et la région de destination. Si la caisse doit voyager dans un conteneur, DRY ou OPEN TOP d'ailleurs, la condensation à l'intérieur u container est énorme.
Le déshydratant à l'intérieur de la housse sera là pour absorber toute cette humidité ambiante.
Il y a quelques années encore, le calcul de la quantité de déshydratant n'était pas simple, mais maintenant les fabricants ont mis au point des calculs bien utiles.
Le déshydratant est utilisable en pastilles ou en sachets. Vous avez tous dû voir quand vous achetez par exemple un sac, voire un portefeuille, un petit sachet en papier qui traîne à l'intérieur du produit. Il s'agit en fait de déshydratant (appelé aussi gel de silice ou silicagel). Son utilisation à l'intérieur de tels produits ne sert d'ailleurs strictement à rien, car son utilisation n'est optimum que dans une enceinte étanche.

Nous, emballeurs industriels, utilisons des sachets contenant des quantités diverses de produit. La quantité est définie par les fabricants sous le terme d'unité. Il existe des sachets de 1, 2, 5, 10, 30 unités. Je vous en ai apporté quelques-uns du reste.

Le nombre d’unité de déshydratant est calculé à l’aide de la formule suivante :
Nbre U = 0.7 p STF + XK

0.7 = coefficient relatif à la perméabilité des matériaux barrières et prenant en compte le rapport entre les conditions d’utilisations réelles et celles de laboratoire.
p = La perméabilité du matériau exprimée en g/m2 par 24 heures, mesurée à 38°C et 95% d’humidité relative.
S = Surface de l’enceinte étanche en m2.
T = Temps de stockage en année
F = Facteur de climat sur le planisphère SEI. On prend par sécurité le facteur le plus élevé lors de régions traversées lors de l’acheminement du matériel vers sa destination finale.
K = La masse de matériau de calage hygroscopique exprimée en KG.
X = coefficient lié à l nature des matériaux inclus à l’intérieur de l’enceinte étanche :
2 pour le bois sec à 20% d’humidité
1 pour le contreplaqué à 10% d’humidité.
1 pour le feutre de poil, mousses de calage cellulosiques, cartons, et autres matériaux non catégorisés ci-dessous.
0.75 pour les fibres agglomérées (crin, fibres synthétiques ou végétales, agglomérés avec du caoutchouc).
0.25 pour les fibres de verres.
0.06 pour les mousses synthétiques et caoutchouc.
On calcule pour une garantie de 12 mois. Une règle de 3 suffit alors, si la durée de garantie demandée est plus longue ou plus courte, selon la durée de garantie demandée.
Mais il y a quand même des petits pièges. Pour certains pays, notamment les pays asiatiques avec fortes moussons, il faudra 1,5 ou 2 unités par m2 de barrière étanche. De plus, si la housse renferme du bois, du carton, de la paille, que sais-je encore pour caler le matériel, il faut calculer le poids des matériaux intérieurs de calage, et rajouter les unités de déshydratant calculées par kilo de produit.



12 - FONDS DE CAISSES ET AERATION DES CAISSES


Revenons à la fabrication de la caisse. Il s'agit au moment de la prise de dimension d'avoir une attention particulière quant à la conception du fond ou plateau de caisse. En effet, c'est lui qui va supporter tout le poids du matériel, et qui va devoir absorber les chocs divers et répétés.
Ceci n'a que très peu d'importance pour un matériel de faible poids, mais pour un produit d'une tonne et plus, la conception du fond prend de l'importance.
Il faut repérer les éléments porteurs du matériel ainsi que toute la structure, et positionner les bois constituants le fond de caisse (chevrons ou bastaings) sous ces éléments-là. Ceci a pour effet de rigidifier l'ensemble matériel + caisse.
Il y a plusieurs méthodes de fabrication des caisses, ordinaires, ordinaires sur chevrons, barrées à l'anglaise, caisses à fond cadré, en bois, en carton, en contreplaqué, en OSB, etc.
Il y a un principe obligatoire pour toutes les caisses pleines (de n'importe quel type) : le fond doit permettre à l’air de circuler, donc un espace de 1 cm entre planches du fond est nécessaire à une bonne ventilation, et elles doivent comporter des orifices de ventilation sur les petits côtés (têtes), afin d’éliminer les condensations internes assuré par une bonne ventilation intérieure. Ce sont des aérateurs de 20 cm2. Il en faut 2 par tranche de 10 m3 intérieurs de caisse.
Exemple : Une caisse de 8,500 m3 = 2 aérateurs.
Une caisse de 12,350 m3 = 4 aérateurs.
Les caisses pleines doivent également être munies de doubles couvercles, ceci fin d'éviter la pénétration des eaux de ruissellement ou eaux de pluies par le toit. Ce double couvercle est composé d'une feuille de polyéthylène tendue, prise en sandwich entre une plaque d'isorel, de contreplaque ou d’akylux et le couvercle extérieur de la caisse qui peut être en contre-plaqué ou en bois comme nous l'avons vu précédemment.
De plus, si le choix de l'emballeur s'est porté sur une caisse bois, les 4 côtés intérieurs de la caisse devront être tapissés par un papier kraft imperméable résistant à l'humidité, afin de prévenir l'écartement des planches constituant les panneaux, donc la favorisation de pénétration de poussières, d’insectes ou d’eaux de ruissellement, car le bois étant un matériau vivant, les différences de température, l’humidité le font travailler et donc se rétracter ou se distendre.
ATTENTION : Au niveau des aérateurs, le tapissage doit permettre la ventilation intérieure, donc il faut découper la zone tapissée ou est positionné l’aérateur.
Autres options possibles afin de renforcer les caisses lors des manutentions :
Positionnement d’équerres d’angles métalliques qui empêchent les barres de se déclouer.
Positionnement de cornières d’élinguage, selon le poids du matériel, il y a les petites équerres de 1T à 2.5T, les moyennes équerres 2T500 à 5T, les grandes équerres > 5T, les équerres spéciales gros tonnages.
Ces options peuvent être incluses dans le prix de la caisse ou facturées à la demande.
Maintenant que nous avons vu les catégories principales, ou plutôt, les plus courantes, les plus utilisées, voyons les catégories restantes.



13- LES TOURETS CATEGORIE 7


La catégorie 7 : Il s'agit des tourets de câbles.
Pour un emballeur industriel, cette catégorie peut se résumer à deux types de prestations :
a) La fabrication du touret en bois, c'est-à-dire l'assemblage de 2 ronds en bois de diamètre identique, maintenus ensemble par un cylindre central. Le câble est ensuite roulé entre les deux parois rondes.

b) Le douvage du touret : Cette prestation consiste à boucher entre les 2 cylindres par des planches en sapin, afin d'une part de protéger le câble ainsi emballé, ou pour simplement éviter le vol, ou rigidifier le colis.



14- LES PRODUITS DANGEREUX


-La catégorie 8 : Emballage de produits dangereux.

Pourquoi existe-t-il une catégorie spéciale pour l'emballage des matières dangereuses ?

Et bien tout simplement, parce que l'emballage de tels produits est très réglementé. Il tend à éviter que ces matières ne provoquent des accidents de personnes, ou des dégâts affectant les moyens de transport utilisés, ou les autres produits, matières ou objets se trouvant à proximité.
Les réglementations ou conventions auxquelles doivent se référer les expéditeurs de marchandises dangereuses sont:
-R.T.M.D. : règlement français pour le transport terrestre et par voies navigables intérieures des marchandises dangereuses et pour les manutentions dans les ports (sont exclus les transports internationaux, ferroviaires, aériens, routiers, maritimes et fluviaux).


Ces conventions européennes, sont connues sous les sigles suivants :

-R.I.D. : Transport par voie ferrée.
-A.D.R. : Transport par voies routières.
-A.D.N. : Transport de navigation en Général.
-A.D.N.R. : Transport sur le Rhin.

Les transports maritimes sont soumis aux règles relatives du transport par mer des marchandises dangereuses, ainsi qu'au code I.M.D.G.
Les transports aériens nationaux et internationaux sont régis par des instructions techniques élaborées par l'O.A.C.I. : I.A.T.A.

Les marchandises dangereuses sont répertoriées par numéros, et par classe. Il y a actuellement plus de 3000 produits dangereux répertoriés. Ils reçoivent un numéro à quatre chiffres dit ONU ou UN (le même pour tous les textes qu'ils identifient) et sont classés selon la nature du risque.

La classification des produits fait l'objet d'une division en neuf classes :

-Classe 1 : Matières et objets explosifs.
-Classe 2 : Gaz comprimés, liquéfiés, dissous sous pression ou à très basse température.
-Classe 3 : Matières liquides inflammables.
-Classe 4 : Matières solides inflammables, matières spontanément inflammables, matières qui, au contact de l'eau, émettent des gaz inflammables.
-Classe 5 : Matières comburantes, peroxydes organiques.
-Classe 6 : Matières toxiques, matières infectieuses.
-Classe 7 : Matières radioactives.
-Classe 8 : Matières corrosives.
-Classe 9 : Matières dangereuses diverses.

À l'intérieur de ces classes, le risque présenté par les produits comporte lui-même des degrés de gravité, dits groupes d'emballage.

Ces groupes sont cités dans le sens d'une gravité décroissante, soit :
-Groupe I : Produits très dangereux.
-Groupe II : Produits moyennement dangereux.
-Groupe III : Produits peu dangereux.
Ainsi, pour les liquides inflammables, le critère de classement est la valeur de point d'éclair :
-Point éclair faible : Inférieur à - 18°c
-Point éclair moyen : Supérieur à -18°c et inférieur à +23°c
-Point éclair élevé : Supérieur à + 23°c et inférieur à + 61°c.

Pour les produits dangereux, la méthode d'emballage est la suivante :
Il faut tout d'abord avoir connaissance du numéro de référence du produit à emballer (N° ONU).

Avec ce numéro, on détermine sa classe de matières, et ensuite son groupe de danger.

Suivant leurs classes, les produits ne s'emballent pas du tout de la même manière. S'il est liquide ou solide, le calage ne sera pas le même.
De plus, les quantités de produits dangereux emballés dans une même caisse sont très limitées, et sont indiquées dans les différents codes de transport, genre IMDG ou IATA. Ceci pour permettre, en cas d'avarie sur un bateau ou dans un avion notamment, au capitaine ou au commandant, de pouvoir se débarrasser à tout moment de la marchandise dangereuse, et de pouvoir manipuler le colis sans engin de manutention particulier.

De plus, les emballages de produits dangereux doivent être homologués par un organisme extérieur, par exemple le BVT (Bureau de Vérification Technique). L'emballage réalisé par une société spécialisée, doit être expédié au BVT avec le produit dangereux à l'intérieur, pour subir quelques tests, notamment résistance aux chocs et aux chutes de plusieurs hauteurs. Si les tests sont passés avec satisfaction, l'emballage est homologué, et reçoit un numéro d'agrément. Ce numéro devra figurer impérativement sur tous les emballages identiques, avec les coordonnées de l'entreprise d'emballage ayant fait agréer l'emballage.

Sur une caisse contenant des produits dangereux, tout le monde pourra à tout moment contrôler :
-Le numéro UN correspondant à l'identification du produit.
-La codification de l'emballage par un numéro, c'est-à-dire :
* Caisse carton = 4G
* Caisse contre-plaquée = 4D
* Caisse bois = 4C

-Le groupe d'emballage avec X pour groupe I
-Y pour groupe II
-Z pour groupe III
-Le poids brut du colis.
-L'état du produit emballé, liquide ou solide.
-Les deux derniers chiffres de l'année de réalisation de l'emballage.
-La lettre indiquant le nom du pays dans lequel les essais ont été réalisés.
-Le nom du fabricant de l'emballage.
-Le sigle BVT + un numéro indiquant le numéro d'agrément de l'emballage, ainsi que le nom de l'organisme certificateur.



15- LES AMORTISSEURS de CHOCS


Comme nous l'avons vu précédemment, cette protection correspond à l'indice d. Les matériels qui nécessitent une telle protection ont un degré de fragilité mécanique qui réclame une protection spécifique par amortissement.

Suivant le type de matériel, la protection mécanique peut être ou non complétée d'une protection physico-chimique.

Il existe divers matériaux amortisseurs, dont les mousses polyéthylène et polyuréthane, les sacs gonflables polyéthylène ou papier polyane, les ressorts amortisseurs caoutchouc ou métalliques, et autres systèmes. Il faudra alors calculer les charges et les contraintes de poids qui permettront de choisir la bonne densité de matériau amortisseur à utiliser. Le mode de transport et ses contraintes liées sont des éléments importants lorsqu’il est nécessaire d’utiliser les amortisseurs de vibrations et ou de chocs pour préserver l’intégrité des matériels jusqu’à destination.



16- LES INDICATEURS


a) Les indicateurs de chocs :

Les indicateurs de chocs renseignent le destinataire d'un matériel, en permettant de déceler une ou plusieurs manipulations brutales en cours de transport.
Ces indicateurs réagissent dans toutes les directions, et se déclenchent lorsque l'accélération de la pesanteur, dans un temps donné, est supérieure à la valeur pour laquelle ils sont réglés.
Il existe des modèles dont la conception est telle, qu'elle permet d'informer sur les traitements subis par le matériel, en laissant une empreinte sur un film enregistreur.
Les indicateurs les plus utilisés sont ceux que je vous ai apportés, et qui sont d'une utilisation très simple, car dès qu'ils subissent un choc trop violent, ils changent de couleur en se percutant.

b) Les indicateurs de renversement:

Ils sont destinés à indiquer si des colis fragiles ou devant être manutentionnés en position debout, ont été couchés suite à un choc violent. À leur mise en place, on retire une languette qui libère un produit coloré et sec, qui se colle sur une surface adhésive, visible dans une fenêtre pratiquée dans la carte indicatrice.

ATTENTION : Il est préférable de positionner ces deux types d'indicateurs à l'intérieur des caisses, car en cas de problèmes de transport ou de manutention, s'ils sont fixés à l'extérieur de la caisse, ils seront généralement arrachés par le coupable, et l’expertise ne pourra plus rien prouver.

c) Les indicateurs d'humidité :

Ces indicateurs-là sont généralement fixés sur le matériau barrière, c'est-à-dire la housse thermo soudable. Il y a à l'intérieur une solution de chlorure de cobalt qui a la propriété de changer de couleur en fonction des différents degrés d'humidité relative pour laquelle ces indicateurs ont été réglés. Ils permettent de constater si le déshydratant positionné à l’intérieur des housses est toujours efficace. Couleur bleue, le déshydratant est actif. Couleur rose, le déshydratant est saturé d’humidité.
On peut régénérer des sachets déshydratant saturés d’humidité en les chauffant à 50/60° et ils retrouvent après évaporation de l’humidité leur propriétés premières.



17 - LE TRAITEMENT NIMP15

18- LE MARQUAGE


Il doit être réalisé à l'aide d'encres résistant aux intempéries. L'emploi de plaques métalliques ou contre-plaquées est autorisé, mais une attention particulière est demandée pour leur fixation.

Sauf stipulation contraire, le marquage sera conforme à la norme ISO 780 et sera apposé sur au moins deux côtés adjacents.

Il devra comporter les marques d'expédition, et les symboles graphiques obligatoires relatifs à la manutention (centre de gravité, passage de fourches et/ou élingues) et aux précautions d'usage pour le transport et le stockage notamment.


Des marquages complémentaires peuvent être apposés, par exemple :

a) Pour les emballages en classe c, il faut marquer en rouge sur le couvercle ;
"Matériel sous enceinte étanche, ne pas ouvrir "
En effet, dans certains cas, les caisses sont ouvertes par les douaniers. En cas d'ouverture avant l'arrivée de la marchandise à destination, la garantie de l'emballeur ne fonctionne plus, car une housse ouverte n'est plus étanche, mais peut conserver par contre toute l'eau qui peut alors entrer à l'intérieur de la housse et engendrer des avaries qui peuvent être très onéreuses.

b) Les conditions de stockages, sont généralement représentées par des croix.

X Stockage extérieur

XX Stockage sous bâche.

XXX Stockage en local couvert ou fermé.

XXXX Stockage en local conditionné.

Ces indications sont surtout utiles en cas de problèmes à l'ouverture des caisses. Elles couvrent notamment l'expéditeur et l'emballeur en cas d'avaries, si les indications étaient bien portées sur les caisses, mais non respectées à l'arrivée.
c) La date de fermeture de l’emballage
Pour le démarrage de la garantie SEI selon le contrat d’emballage convenu. CAT 3, 4A 3 mois, CAT 4C sous enceinte étanche avec déshydratant 12 mois en standard pouvant être étendu à 24 mois sur demande.
D’autres marquages complémentaires peuvent être apposés sur demande spécifique, exemple :
Marquages supplémentaires sur 3 ou quatre faces
Ronds de peinture de repérages sur 4 faces, pour une identification rapide des lots de colis sur les lieux de stockage.
Logos spécifiques clients ou expéditeur
Peinture des angles de caisses, pour repérage des lots.
Marquages en caractères cyrilliques (destination URSS)
Marquage bilingues ou trilingues, selon demande clients.
Ces marquages complémentaires sont des options facturables selon la demande.



19- LES BORDEREAUX DE COLISAGES


Les opérations de colisage sont effectuées par l'emballeur sur la base de données fournies par le fabriquant du matériel. Ces indications doivent permettre à l'emballeur d'assurer l'identification du matériel, sans connaissance technique particulière.
L'emballeur aura à sa charge l'établissement des contenus détaillés des caisses, à savoir listes et bordereaux de colisage.
C'est ce document qui fera foi en cas de litige à l'arrivée. Ce document est très important, et l'emballeur doit y apporter le plus grand soin, et demander aux fabricants toutes les informations utiles à son sujet.
Le bordereau de colisage doit comporter au moins les références d’affaires, expéditeur, destinataire, N° de caisse, les dimensions extérieures, poids net, poids brut, volume et le contenu détaillé de la caisse.
Un exemplaire doit être mis dans la caisse, un autre exemplaire à l’extérieur de la caisse dans un sachet polyéthylène, dans un porte document (métal ou PET) fixé solidement sur un des panneaux de la caisse.



20- LE STOCKAGE AVANT DEPART


Une fois les emballages terminés, les caisses sont stockées à l’extérieur sur parc en attente de chargement départ. La durée de stockage standard est de 8 jours à 3 semaines maximum.
Dans des cas particuliers, la durée de stockage peut être étendue à 1, 2, 3 mois, sans générer de facturation complémentaire.
Les caisses sont stockées par lots ou affaires, aux intempéries et généralement gerbées les unes sur les autres sans excéder 2/1.
Sur demande spécifique, lors d’une demande de stockage sous abri, les caisses peuvent être stockées en ateliers ou sous un auvent hors pluie.



21- LA CONTENEURISATION

Téléchargez la notice SEI 4-9-2-0-1 CONTENEURISATION

Cette notion de mise en conteneur ne constitue pas une méthode d'emballage industriel tel que définie dans les catégories précédentes, mais un moyen complémentaire de manutention, de transport ou de regroupement.

Le conteneur, aérien ou maritime, n'est pas un emballage, mais un moyen de transport.

Le conteneur n'étant pas étanche, il faut impérativement procéder à toutes les protections nécessaires (étanchéité ou autre) avec un préemballage pour empotage.

Les contraintes mécaniques, dans certains cas, étant différentes d'un envoi conventionnel, (door to door) les caisses pourront être de structure plus légère.

L’opération de calage et d’arrimage est à la charge de l’expéditeur ou de son sous-traitant emballeur.
L'emballeur étant responsable de l'arrimage à l'intérieur du conteneur, celui-ci devra prendre toutes les précautions, afin que les caisses de matériels soient parfaitement immobilisées et que le bon arrimage soit assuré. Cette prestation est en général facturée suite à l’utilisation de matériaux de calage en plus des manutentions de chargement.

Il devra en outre tenir compte des charges maxi utilisées, de leur répartition, et de leur centre de gravité.



22- LE CHARGEMENT CAMION


Cette notion de chargement pour le compte de l’expéditeur est très importante. En effet, l’emballeur est chargeur pour le compte de l’expéditeur dit donneur d’ordre. Mais la prestation de chargement n’empêche pas la responsabilité de l’expéditeur. Une délégation doit être donnée à l’emballeur qui chargera pour le compte de l’expéditeur.
Le cachet commercial positionné sur la CMR sera celui de l’expéditeur et non celui de l’emballeur.
Les CMR de transport pourront être alors remplies et signées par l’emballeur pour le compte de l’expéditeur ou donneur d’ordre. L’expéditeur (ou son délégué) est responsable du positionnement du chargement sur la remorque. Il doit s’assurer avec le chauffeur que le chargement est bien positionné et respecte toutes les règles obligatoires en matière de sécurité routière.
L’arrimage de la remorque à l’inverse du conteneur est à la charge du transporteur qui doit arrimer son chargement avec ses propres moyens.
Dans des cas particuliers, (camions RORO ou door to door), il peut arriver que l’expéditeur charge son emballeur de caler et arrimer les remorques. Dans ce cas, l’emballeur engage sa responsabilité lors de l’arrimage. Cette opération de calage/arrimage est en général facturée en supplément comme une prestation de calage container.
Les principes de chargement sont les mêmes que dans les containers, et le chargeur doit respecter les règles imposées par le code de la route.



23- QUELQUES EXERCICES


A) En quelle catégorie emballeriez-vous les matériels suivants :
-Un moteur électrique, devant être expédié par voie maritime en Argentine.
-Un lot de charpente métallique devant être expédié par voie ferrée + bateau + route en Tunisie.
-Une armoire électrique devant être expédiée par avion aux Etats-Unis.
-Du câble devant être expédié en conteneurs maritimes au Brésil.
-Du matériel électronique devant être expédié par bateau en Chine.

B) Quelle est la signification des catégories SEI suivantes ?
*3 – a
*4 – b
*3 – c
*4 – d – a
*4 – c – 4 – a
*8
*3 – d – 4 – c
*1 – a
*2 – b

C) Réaliser les plans de chargement suivants,
-Pour une expédition par voie maritime en conteneurs :
*1 caisse de : 350 x 210 x 130 cm = 2600 kg
*1 caisse de : 222 x 144 x 220 cm = 1350 kg
*1 caisse de : 130 x 60 x 60 cm = 390 kg
*1 caisse de : 680 x 180 x 196 cm = 7800 kg
-Pour une expédition par voie maritime en conteneurs :
*1 caisse de : 834 x 126 x 240 cm = 12500 kg
*1 caisse de : 350 x 210 x 232 cm = 9300 kg
-Pour une expédition par voie maritime en conteneurs :
*1 caisse de 436 x 244 x 272 cm = 15300 kg
*1 caisse de 610 x 260 x 254 cm = 4300 kg

D) Dans un emballage de produits dangereux catégorie 8 SEI, que signifie le marquage suivant ?
4G/Y15/S/98
F-BVT 147003 - PEINETTI



PEINETTI EMBALLAGES INDUSTRIELS 12, avenue du Docteur Schweitzer BP 43 | 69881 ZI MEYZIEU CEDEX